Hier soir (bref jeudi de la semaine passée ;-)..) je me suis rendu (à l'initiative de mon amie Sylvie que je salue au passage ainsi que son amie Anne Sophie) à un séminaire au titre prometteur. "Never understimate the power of stupid people in large groups". Ce petit séminaire sous forme de présentation de 1 h était organisé par le cabinet de coaching Mentally Fit.
J'ai eu à cette occasion, le bonheur de retrouver mon ami d'enfance, Alain Goudsmet, CEO de Mentally Fit que je n'avais pas vu depuis plus de 30 ans. .. Et la première bonne nouvelle, c'est que l'on se soit reconnu... le temps n'avait apparemment pas fait (trop) son oeuvre sur votre serviteur. De son côté, Alain Goudsmet était resté comme je me l'imaginais en mieux.. sportif , plein d'allant, et ayant toujours cette assurance que je lui enviais lorsque nous étions adolescents. La seconde bonne nouvelle, fut la présentation d'Alain. Enrichissant, rafraîchissant, .. le discours d'Alain donne une nouvelle dimension à la façon dont les hommes et les femmes doivent être gérés. A savoir les traiter comme des sportifs de haut niveau. J'avais déjà goûté avec intérêt à cette approche à la faveur d'un contact avec Jean Todt, patron de l'écurie Ferrari qui nous ( à l'époque je travaillais en France pour le groupe PPR Pinault Printemps Redoute) avait expliqué l'importance de la gestion d'équipe ( l'équipe course Ferrari de Jean Todt comptait à cette époque 800 personnes ). En mettant mes 2 expériences sur le sujet en perspective, je trouve que les enseignements de Mentally Fit sont aboutis... on sent que les présentations, les formations passées, les mille et une discussions, briefings, exposés des problématiques avec des CEO, des directeurs, des managers ont permis au fil des ans d'enrichir le concept. (prochainement je mettrai les slides de la présentation à dispo)
Mentally Fit enseigne/explique (avec raison) que les résultats sont le fruit de plusieurs ingrédients impliquant des passages obligés ( ex : inutile de demander à vos troupes d'atteindre la lune si la solidarité au sein du groupe n'y est pas,... ). Après la présentation, nous avons eu l'occasion de converser avec un coach de Mentally Fit et je lui ai fait part d'anecdotes personnelles sur la notion intéressante développée par Mentally Fit de "active inertia" que je traduis librement par le réapprentissage par l'entreprise de la notion de risque ( l'idée d'aborder cette notion de "risque" m'est venue de mon amie Sylvie. Grâce lui en soit rendue ) et son lien avec un retour nécessaire à une authenticité des acteurs du monde de l'entreprise.
Car si la solidarité est le passage nécessaire pour obtenir des résultats d'une équipe, l'authenticité est l'attribut qui permet au CEO, à son équipe, à l'entreprise de créer la confiance, de fédérer les forces vives de l'entreprise autour d'un objectif commun.
Dans un monde qui change de plus en plus vite, le contexte des entreprises prend de plus en plus un accent darwinien. A savoir que ce ne sont pas les espèces les plus fortes ou les plus rapides qui survivent mais celles qui s'adaptent à leur environnement. Et aujourd'hui l'environnement des entreprises c'est une information dispensée sous forme de tweets de 140 signes remplacés par d'autres tweets dans des délais frôlant la nanoseconde. Cette "instantanéité" de l'information et la multiplicité de ses sources me font penser à cette citation :"don't tell lies, you will have less things to remember" ..... l'authenticité n'est plus un nice to have, voire un handicao, mais bel et bien un élément indispensable au succès d'une équipe et d'une entreprise.
Mais si aujourd'hui, l'authenticité est perçue par les entreprises comme une "valeur refuge", elle reste pourtant mal "exploitée" par la plupart de celles ci . Les déviances sont nombreuses ( cfr les discours publicitaires du type "greenwashing") et les indicateurs de confiance (comme le baromêtre Edelman) mettent en lumière que le patron d'entreprise est devenu une source d'information de moins en moins crédible. Ce phénomène est récent mais nécessite la plus grande attention. On rappellera que les acitfs intangibles, comme la réputation de l'entreprise, pèsent de plus en plus lourd dans la valorisation des entreprises ( cfr les travaux du professeur Marc Luyckx Ghisi)
Mais comment arriver à cette authenticité ? ... D'abord il faut bien comprendre ce qu'est l'authenticité et bien se rendre compte du chemin à parcourir pour y arriver. Le discours populaire est là pour rappeler que l'à priori joue en défaveur du patron , dixit Coluche "Un patron de grande entreprise c’est comme un maillot de bain, ça supporte pas grand chose, mais ça cache quand même l’essentiel"
Ensuite, il convient de mettre en perspective l'inertie, les pertes d'efficacité, l'inaction, le coût que génére une situation de défiance entre membres d'une même équipe. J'ai à ce sujet l'anecdote suivante. J'ai eu la chance de rencontrer dans ma carrière plusieurs CEO de grande valeur. Et lorsque nous étions en discussion en face à face, le CEO me disait humblement : "tu sais Alain, ce sujet là, je ne maîtrise pas, j'ai besoin de toi, je ne sais pas"... ce qui est intéressant, c'est que ce même CEO , lorsqu'il était en face à son comité de direction, il disait " je maîtrise, je sais"... Alors bien entendu, les directeurs engagés par le CEO n'étaient pas tombés de la dernière pluie et de leur côté "ils savaient que le CEO ne savait pas"...mais ce CEO qui avait engagé certains de ses directeurs, qui était arrivé à la tête de l'entreprise,.. ce CEO était brillant et ce au moins autant que ses directeurs et donc ce CEO "savait que ses directeurs savaient qu'il ne sait pas"... tout cela donne un jeu de dupes où l'efficacité et la performance sont relégués au second plan, ...
Je reviendrai dans un autre post sur les valeurs ajoutées de l'authenticité, des coûts évités, et des méthodes/processus pouvant être utiles à la compréhension des problèmatiques.
Bonne journée à toutes et tous
alainhemelinckx@gmail.com
PS anecdote afin d'illustrer que l'on peut être attentif sur certains points et complètement à l'ouest sur d'autres.. à mon arrivée au Mentally Fit Institute, j'ai été rapidement acceuilli par plusieurs personnes dont une jolie jeune femme . Celle ci avec un superbe sourire m'a balancé " je crois vous connaître, je pense que l'on s'est déjà rencontré"... de mon côté, j'ai répondu (avec honnêteté) que je pensais ne pas la connaître du tout... ajoutant (la précision est importante pour la suite de l'anecdote) que j'étais très physionomiste et que je n'oubliais pas un visage. C'est plus tard dans la soirée, que Alain Goudsmet, au cours de sa présentation, a pris à témoin cette jolie jeune femme afin d'expliquer la performance des sportifs de haut niveau en tennis... il s'agissait de Dominique Monami, notre top tennis woman belge ... Aaargh Alain dit "le physionomiste" ;-). Mille et une excuses à Dominique !
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